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Ils évoquent également deux des thèmes « top-down » de l’équipe – la transformation technologique et l’infrastructure future – et comment une approche thématique favorise la sélection de valeurs « bottom-up ».
Accéder aux marchés : un tournant pour les actions des ME
Laurence Bensafi, responsable adjointe Actions des ME, et Mike Reed, responsable Institutions financières mondiales.
Mike Reed 00:04
Bonjour et bienvenue dans Accéder aux marchés [NdT : en anglais Unlocking markets], notre podcast RBC BlueBay. C’est ici que nous réunissons des experts de l’ensemble de la société, que nous donnons leur opinion sur l’environnement macro et que nous discutons de la façon dont les thèmes « top-down » influencent la façon dont ils investissent. Je suis Mike Reed, responsable Institutions financières mondiales. Aujourd’hui, nous accueillons de nouveau Laurence Bensafi, qui est à la fois gestionnaire de portefeuille et responsable adjointe Actions des marchés émergents.
Au début de l’année, nous avons été rejoints par Phil Langham, le chef de l’équipe, et je me souviens que malgré les inquiétudes de nombreuses personnes concernant le retour de Donald Trump au pouvoir, il s’est montré très constructif quant aux perspectives et aux opportunités dans l’univers des actions des marchés émergents. Sa positivité s’est avérée bien à propos, il sera donc intéressant d’entendre ce qu’en pense Laurence pour savoir si elle croit que d’autres hausses sont à venir après les bons rendements obtenus par les investisseurs en actions des ME cette année. Ces marchés ont d’ailleurs largement dépassé les marchés boursiers à la fois américains et européens. Je suis content de vous revoir, Laurence. C’est un plaisir de vous recevoir à nouveau dans le cadre de cette émission.
Laurence Bensafi 01.10
Merci à vous, Mike.
Mike Reed 01.13
Je suppose que le point de départ évident est la surperformance des actions des marchés émergents. Ils ont largement surperformé les marchés développés jusqu’à présent en 2025. Quel est le moteur de cette progression ? Et est-ce qu’elle peut se poursuivre ?
Laurence Bensafi 01:25
Bonne question. Écoutez, comme vous l’avez dit, avec Phil et l’équipe, au début de l’année, nous pensions (et il faut dire que c’est le cas depuis un moment) et nous disions que les opportunités pour les actions des marchés émergents étaient considérables. La classe d’actifs se négociait alors avec la décote la plus importante jamais enregistrée par rapport aux marchés développés, ce qui ne nous semblait pas viable parce que les fondamentaux n’étaient pas si mauvais, et en fait, ils étaient plutôt bons pour les marchés émergents par rapport aux marchés développés, surtout si l’on regarde les niveaux d’endettement, les déficits, les bilans. La croissance économique a continué d’être beaucoup plus forte dans les marchés émergents.
Ce que nous disons depuis un moment, c’est qu’il faut généralement un événement déclencheur pour un changement de tendance. Nous avons eu cette tendance à la sous-performance des marchés émergents pendant longtemps, il faut que quelque chose se passe pour passer à une meilleure tendance pour les marchés émergents. Nous disons toujours, aussi, que personne ne sait ce que sera cet événement. Cette fois-ci, il est arrivé plus tôt cette année, et c’était le fameux Liberation Day.
On s’inquiétait de l’arrivée de Trump au pouvoir, de l’impact sur les différentes classes d’actifs, mais ce qui était clair après le Liberation Day, c’est qu’il y a eu un impact négatif sur le dollar américain. Cet impact durera peut-être pour plus longtemps, il est du moins assez fort depuis le début de l’année, ce qui a été très positif pour les actions des marchés émergents, car elles ont tendance à présenter une corrélation positive avec la faiblesse du dollar.
La deuxième raison, je pense, est que les droits de douane, d’une certaine manière, se sont un peu retournés contre Donald Trump et ont mis en évidence les points forts de certains des pays émergents par rapport à l’économie américaine, et c’est pourquoi nous avons vu une bonne performance depuis lors. Est-ce que ça va continuer ? Je suppose que nous sommes encore très constructifs sur le long terme, la valorisation relative est toujours assez attrayante. Nous penchons toujours pour une bonne croissance économique, beaucoup de changements et de réformes dans ces pays.
Je dirais qu’à très court terme, l’indice s’est très bien comporté, a été une bonne performance, et maintenant il nous faut probablement de bons chiffres ou davantage de réformes de la part de certains grands pays, comme l’Inde et la Chine, pour voir, jusqu’à la fin de l’année, la poursuite de cette dynamique favorable. Dans tous les cas, nous sommes très positifs à moyen et long terme.
Mike Reed 03:43
D’accord. C’est un endroit intéressant pour commencer, et vous avez abordé deux ou trois choses que j’aimerais essayer d’approfondir ici. Vous avez parlé de croissance économique et de la solidité de l’économie, et vous avez brièvement évoqué les droits de douane. L’une des principales politiques commerciales de Trump a été son désir de « Make America Great Again », son mouvement MAGA. Il veut revitaliser la base industrielle américaine, et il impose des droits de douane punitifs aux pays qui exportent vers les États-Unis, comme l’Inde et la Chine.
La croissance des marchés émergents et la vigueur de l’économie sont liées à la rentabilité. Comment les entreprises des marchés émergents font-elles face à cette explosion des droits de douane ? Est-ce que cela affecte leur rentabilité ? Pensez-vous que leurs chiffres vont continuer de bien se porter en 2025, puis en 2026 ?
Laurence Bensafi 04:35
C’est aussi très intéressant parce que nous n’avons pas vu de grand bouleversement jusqu’à présent. Je pense qu’il y a d’autres raisons à cela. L’une des raisons est que certains pays se sont préparés depuis longtemps, la Chine en particulier. La Chine se prépare depuis maintenant 7 ans, parce qu’il s’agit de la deuxième guerre commerciale avec les États-Unis. Trump, au cours de son premier mandat, s’en est déjà pris à la Chine.
Les Chinois ont vraiment diversifié leur empreinte manufacturière à travers l’Asie du Sud-Est, par exemple, et on peut voir une forte baisse des exportations vers les États-Unis ces dernières années, avec à la fois des exportations massives vers l’Asie du Sud-Est, en particulier, et d’autres pays émergents. On peut imaginer que beaucoup de ces exportations finissent de toute façon aux États-Unis.
Donc, les entreprises trouvent des moyens de contourner cela. Elles cherchent aussi à diversifier leur clientèle. Nous sommes en contact avec beaucoup d’entreprises manufacturières en Chine, et beaucoup d’entre elles sont très peu exposées aux États-Unis. Elles vendent maintenant à de grandes superpuissances qui se développent aussi rapidement. Le Moyen-Orient en est un bon exemple. Le Moyen-Orient achète beaucoup à la Chine en ce moment, et l’Amérique latine, un grand continent également, est en train de devenir une grande destination.
Dans l’ensemble, je dirais que l’impact a été relativement faible. Il pourrait y avoir un impact réel, mais il y a aussi eu un certain retard dans la mise en œuvre des droits de douane. Le cas de la Chine n’est pas encore totalement décidé. Il est sans cesse remis à plus tard et discuté à nouveau. Les États-Unis disent qu’ils veulent travailler avec la Chine, et ce, parce que la Chine a le dessus, c’est notre opinion, et que les États-Unis souffriront plus des droits de douane que la Chine.
Il y a beaucoup de facteurs à considérer. Comme je l’ai mentionné au début, ce retour de bâton, je pense qu’il a révélé le fait que l’économie américaine, certes on veut ramener une certaine production dans le pays, mais ce n’est pas facile, et en attendant, on peut vraiment nuire à son économie si on applique ces droits élevés avec ses principaux partenaires.
Mike Reed 06:42
Espérons que leur rentabilité se maintiendra. Une dernière grande question et, je m’excuse, elle concerne, encore une fois, une politique de Trump. Nous avons tous été témoins de son approche, dirais-je, assez peu conventionnelle de la politique étrangère avec l’Ukraine et l’Europe en particulier. Le président chinois Xi Xinping ayant déclaré vouloir unifier Taïwan et la Chine, est-ce un risque élevé pour les investisseurs des marchés émergents en raison du poids considérable de Taïwan et d’autres pays de l’Asie du Sud-Est dans les indices boursiers des marchés émergents ?
Laurence Bensafi 07:14
Oui, je pense qu’il est juste de dire que c’est l’un des grands risques géopolitiques auxquels nous sommes confrontés dans le monde en ce moment. Et je dirais que, dans l’ensemble, le risque géopolitique s’est accru partout. Tout récemment, la Pologne connaît des tensions avec la Russie. Il y a toujours un risque que la guerre en Ukraine se propage dans d’autres pays d’Europe de l’Est. On a vu beaucoup de tensions entre l’Inde et le Pakistan aussi récemment.
On observe beaucoup de ces tensions géopolitiques en ce moment. Nous considérons que Taïwan en fait partie. Il y a certainement la volonté de la Chine de ramener Taïwan en son sein. Notre opinion principale est que cela ne se produira peut-être pas dans les prochaines années. Nous pensons aussi que si cela se produit un jour, il est probable qu’il s’agira d’une transition pacifique, convenue, parce que les répercussions d’une guerre entre les deux pays seraient un désastre pour tout le monde. Il reste à voir comment tout cela se déroulera. Pour notre part, je suppose que nous n’y voyons pas nécessairement un plus grand risque que d’autres grandes tensions géopolitiques que nous avons connues au cours des dernières années à l’échelle mondiale.
Mike Reed 08:35
Espérons que les habitants de Taïwan pourront dormir tranquille pendant un certain temps. D’accord. Pour m’éloigner de la macro, j’aimerais parler un peu plus de votre équipe, de votre processus d’investissement. Je suis conscient que le fondement de votre processus d’investissement est de se concentrer sur les tendances mondiales à très long terme qui sont structurelles plutôt que cycliques. Cela a conduit à des résultats fantastiques depuis de nombreuses années maintenant.
Deux des domaines sur lesquels vous avez récemment écrit et que j’ai abordés sont les infrastructures futures et la transformation technologique. Ce sont d’excellents termes, mais pouvez-vous expliquer à nos auditeurs ce que vous entendez exactement par là et quelles opportunités d’investissement vous y voyez réellement ?
Laurence Bensafi 09:17
C’est exact. Nous sommes dans la sélection de valeurs dans l’équipe. Nous aimons identifier une grande entreprise qui créerait de la valeur pour les actionnaires, mais la façon de trouver ces entreprises est à travers une approche thématique, où nous identifions vraiment des domaines de croissance à long terme. Comme mentionné, deux de ces domaines sont les infrastructures futures et la transformation technologique.
En matière d’infrastructures futures, il y a clairement eu beaucoup de changements, surtout à mon avis au début, autour de l’électrification. Je pense que nous étions très tôt au fait de la question des véhicules électriques il y a plus de dix ans, et plus récemment, dans le domaine des énergies renouvelables, qui a vraiment été porté principalement par les pays émergents, l’Inde, la Chine, la raison étant que ces pays veulent être indépendants sur le plan énergétique. Ils sont tous les deux dépendants, et on a vu les tensions entre la Russie et l’Inde et les États-Unis à cause de cette dépendance vis-à-vis d’autres pays, et en particulier des pays qui ne sont pas toujours très amis avec les États-Unis, donc pour ces pays, il y a vraiment un besoin de développer cette énergie renouvelable, et nous avons vu l’Inde et la Chine qui font office de chef de file du point de vue de l’investissement.
Oui, il va y avoir plus de voitures électriques, il va y avoir plus d’investissements dans les énergies renouvelables, mais tout le monde ne va pas gagner de l’argent et créer de la valeur pour les actionnaires. Nous examinons donc de très près les domaines qui, selon nous, seront rentables. Par exemple, dans les infrastructures futures, une chose que nous pensons vraiment importante au sein de ce grand thème est les matériaux de transition, à savoir les matériaux dont on a besoin pour faire fonctionner toutes ces batteries et construire toutes ces énergies renouvelables, et en particulier, le réseau qui doit connecter toute cette production renouvelable.
Ce que nous constatons, c’est que le cuivre est un très bon point d’entrée. Nous cherchons la meilleure entreprise que nous puissions trouver, et elle doit être vraiment bonne, et ensuite nous avons été en mesure d’investir dans une entreprise que nous pensons être vraiment, probablement la meilleure entreprise minière au monde en ce qui concerne la façon dont elle planifie son expansion, gère leurs dossiers de sécurité, et la culture générale de l’entreprise. Elle opère dans un secteur où il y a un déficit entre l’offre et la demande qui devrait perdurer pendant des années. C’est vraiment la façon dont nous regardons ce grand thème, avant de vraiment creuser, creuser, creuser jusqu’à ce que nous trouvions vraiment une compagnie exceptionnelle pour exploiter ce thème.
Côté technologie, c’est pareil. Nous avons tous été témoins de ces transformations massives au fil des ans. Encore une fois, dans ce domaine, ce que nous essayons de faire, c’est d’être en avance, évidemment. Par exemple, un domaine dans lequel nous avons beaucoup travaillé ces quatre dernières années, avec un peu d’avance par rapport au marché, c’est évidemment l’IA. Quand on parle d’IA, les gens pensent aux grandes entreprises américaines, la poignée d’entre elles qui sont impliquées, aux CSP ou aux grandes entreprises technologiques.
Mais nous avions constaté que toute la chaîne de fabrication de ces grandes entreprises se trouve sur le marché émergent, en particulier en Corée et à Taïwan. Nous avons été en mesure de nous positionner au cours des dernières années dans certaines de ces entreprises, celles que nous considérons comme étant les mieux gérées, ayant les obstacles les plus élevés à l’entrée, pouvant vraiment générer, créer de la valeur pour nous et les actionnaires. Nous avons eu une exposition assez importante au cours des dernières années, ce qui a vraiment aidé, encore une fois, pour la performance.
Nous continuons d’identifier les domaines de croissance à long terme et les domaines dont peut vraiment bénéficier notre portefeuille. Je pense qu’il est important de noter que les gens pensent toujours marché développé, mais dans les marchés émergents, il y a beaucoup d’innovation. En réalité, le secteur technologique, si on additionne le matériel et les plateformes et toutes les sociétés de services informatiques, c’est en fait le plus grand secteur des marchés émergents et cela représente un total plus grand que sur les marchés développés. Bien sûr, beaucoup plus grand qu’en Europe, mais même encore plus grand que les indices américains. C’est quelque chose que les gens ne savent pas toujours, surtout s’ils n’ont pas observé les marchés émergents depuis quelques années, parce qu’il y a eu un grand changement dans le passé, je dirais depuis environ huit ans.
Mike Reed 14:02
D’accord. Voilà une statistique intéressante. On dirait que c’est facile. Identifier les entreprises bon marché qui vont grandir pendant une longue période de temps, et détenir des titres. Je suppose que ça a très bien marché pour Warren Buffett et ça marche très bien pour vous, alors continuez.
Un thème qui a gagné en popularité sur les marchés mondiaux cette année a été le retour de l’investissement axé sur la valeur, un thème qui vous tient à cœur. En général, cependant, on associe les marchés émergents aux perspectives de croissance. Existe-t-il des possibilités d’investisseur traditionnel fondé sur la valeur dans les ME ?
Laurence Bensafi 14:39
Oui. Comme vous l’avez dit, c’est un sujet qui me tient à cœur. Voilà de nombreuses années que j’investis dans la valeur sur les marchés émergents. Je dirais que c’est en fait l’un des meilleurs endroits pour trouver de la valeur parce que nous avons tellement de volatilité et d’inefficacité dans les marchés émergents que nous pouvons vraiment trouver des opportunités d’acheter des titres qui sont temporairement mal valorisés parce qu’il s’est passé quelque chose. Souvent, quelque chose s’est passé dans un pays, peut-être il y a eu une pandémie, peut-être il y a eu des élections. Il y a toujours un événement dans les marchés émergents qui, bien sûr, a un impact sur les marchés développés, mais qui dans cette classe d’actifs généralement un peu plus volatile et risquée, peut mener par exemple à une grosse vague de ventes, et ensuite nous pouvons identifier des titres avec un gros, gros potentiel.
Il y a de nombreux exemples, mais pendant la pandémie de Covid, par exemple, les marchés émergents se sont vendus massivement, et c’était le moment idéal pour investir en tant qu’investisseur de valeur. Plus récemment, à l’occasion du Liberation Day, encore une fois, pour nous, du côté de la valeur, nous avons pu acheter quelques titres. Par exemple, à Taïwan. Taïwan a connu une vague de ventes massive et a bien plus que récupéré les mois suivants. Nous avons été en mesure d’acheter des entreprises qui étaient très bon marché et étant de haute qualité et offrant une forte croissance.
Je pense que c’est un endroit idéal. Dans les marchés émergents, comme dans les marchés développés, en fait, la valeur en tant que style, sur le long terme, a fourni les meilleures performances. La croissance a ses années ici et là, mais sur le long terme, c’est aussi une façon très intéressante d’investir dans la classe d’actifs. La façon dont on fonctionne dans l’équipe, c’est de viser la qualité. Ce n’est pas de la deep value. Quand les choses tournent mal, on ne sera pas autant impacté que les stratégies de deep value plus volatiles. La qualité reste notre priorité dans toute l’équipe de toute façon.
Mike Reed 16:37
Passons justement à ce sujet, j’aimerais parler un peu plus des flux. Nos auditeurs nous demandent souvent ce que font les autres investisseurs pour comprendre où va l’argent sur les marchés. Évidemment, vous ne pouvez pas parler de requêtes spécifiques de clients ou de mouvements de capitaux en particulier, mais est-ce que vous pourriez nous donner un aperçu général de l’activité des investisseurs dans votre région ? Qu’avez-vous observé cette année ? Y a-t-il des tendances particulières que vous avez remarquées, comme un réengagement des investisseurs dans l’univers des ME et peut-être la réduction de leur exposition à d’autres segments ?
Laurence Bensafi 17:09
Je dirais qu’au cours des dernières années, quand les ME ont été sous-performants, certaines personnes, je dirais une minorité, ont poursuivi avec conviction et ont conservé leur exposition. Elles ont dit, « D’accord, nous devons traverser cette période difficile, mais les ME vont faire leur retour en grâce. » Je dirais que c’était une minorité. La plupart ont abandonné, et ont vraiment réduit leur exposition, et nous avons vu des flux de sorties de classe.
Je dirais que cette année est probablement la première fois en quelques années que nous avons eu beaucoup de demandes : beaucoup de gens se demandent s’il est temps de revenir. Je dirais qu’il faut rattacher le phénomène à ce dont nous avons parlé au tout début, à savoir la faiblesse du dollar. Ce dollar faible, quand on a une grande exposition aux actions américaines en particulier, même si le marché se porte bien, et que l’on perd 10 %, 20 % ou éventuellement 30 % sur le marché du change, force à repenser son exposition.
Nous avons plus de demandes de renseignements sur ce que nous pensons qu’il va se passer et où se positionner. Plus que nous en avons vu depuis des années. Je pense que beaucoup de gens sont encore dans l’attente, ce qui est classique. Je suppose que quand il y a un grand changement de tendance, les gens ont tendance à souvent manquer le coche et à suivre plus tard.
Nous avons vu un afflux faible. Je ne dirais pas qu’il était à zéro, mais les investisseurs en sont encore à poser des questions et réfléchir pour le moment. La bonne performance du marché a été largement portée par les investisseurs locaux, je dirais, surtout en Chine. Si on regarde le marché chinois, il a vraiment bien performé. Il y a beaucoup de flux en provenance de la Chine continentale vers le marché de Hong Kong, et il en a été de même dans d’autres pays. Il y a une claire augmentation de l’activité. Je pense que les gens veulent attendre un peu plus, attendre d’être convaincus un peu plus, mais ils sont bien sur le banc de touche, attendant de rentrer sur le terrain pour déployer des capitaux.
Mike Reed 19:05
Voilà qui serait intéressant parce qu’évidemment le capital fait bouger les marchés, et si les gens n’ont pas encore bougé, alors il y a la possibilité d’augmenter les rendements. Il est clair que c’est le paysage politique, social et économique en constante évolution qui fait de cette classe d’actifs une classe d’actifs extrêmement intéressante et convaincante. Merci beaucoup d’être revenue sur le podcast, Laurence. C’est vraiment intéressant d’entendre vos réflexions et de comprendre comment votre équipe et vous-même cherchez à générer des rendements pour les clients sur des marchés qui sont pleins d’opportunités de génération d’alpha.
Je recommande aussi vivement à nos auditeurs de lire certaines des pages « Perspectives » que vous et votre équipe écrivez et qui sont disponibles sur notre site web, www.bluebay.com. Merci d’être revenue nous voie, Laurence.
Laurence Bensafi 19:48
Merci de m’avoir invitée. Merci à vous.
Mike Reed 19:51
Merci beaucoup d’avoir écouté l’émission. Si vous l’avez appréciée, merci de liker et de vous abonner sur la plateforme de podcast de votre choix. On vous retrouvera la prochaine fois. Nous nous rendrons aux États-Unis pour discuter avec Andrzej Skiba, responsable de notre équipe Obligations américaines, nous devrions donc recevoir des informations intéressantes directement de Trumpland. Si vous souhaitez écouter les éditions précédentes du podcast Unlocking Markets, vous pouvez aussi les consulter sur notre site web, www.rbcbluebay.com, ou sur Apple, Spotify ou Google. Merci encore de nous avoir écoutés aujourd’hui. Bonne chance et au revoir.
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