Perspectives sur les actions

Sep 15, 2025

Jeremy Richardson, gestionnaire de portefeuille senior de l’équipe Actions mondiales, observe que toutes les actualités n’ont pas le pouvoir de bousculer les marchés et met en garde les investisseurs contre le fait que l’anxiété liée aux gros titres les empêche de participer à une dynamique créatrice de richesse beaucoup plus puissante.

Depuis le jour où le premier journal de l’histoire a été publié, il n’y a jamais eu un jour sans nouvelles. Il y a toujours les gros titres. Mais avec le recul, il y a eu relativement peu d’épisodes qui ont eu un impact durable sur les investissements. La bulle Internet, la crise financière mondiale de 2008 et la reprise post-pandémie figurent parmi les grands événements, qui mettent tout le monde d’accord.

Chacun d’entre eux a changé le fonctionnement des marchés de capitaux.

La bulle Internet a poussé les cours boursiers grâce à une mécanique fondée sur l’espoir et de nouvelles méthodes d’analyse des affaires qui mettaient l’accent sur le recrutement de clients plutôt que sur la génération de liquidités. Beaucoup d’idées étaient justifiées dans une perspective historique, mais des capitaux se sont trouvés définitivement détruits lorsqu’il s’est avéré qu’ils ne pouvaient se maintenir par eux-mêmes.

La crise financière mondiale de 2008 a contraint les investisseurs à faire face à la possibilité inquiétante d’un effondrement généralisé du système financier. On n’avait pas vu de files d’attente à l’extérieur des marchands d’or et des banques depuis le XIXe siècle. Le retour du capital est devenu plus important que le rendement du capital et ce ne sont que des mesures d’urgence qui ont permis d’éviter une dépression mondiale.

Ces mesures politiques ont créé la « Grande Modération » qui a suivi : une période remarquable marquée par un stress financier exceptionnellement faible. L’objectif des faibles taux d’intérêt était d’anesthésier le patient économique et de pousser les capitaux vers des investissements plus risqués. Mais ces faibles taux ont freiné les forces que l’on pourrait dire de « destruction créatrice » et le bois mort s’est accumulé dans l’économie.

Les politiques ont à peine eu le temps de se normaliser lorsque la pandémie mondiale a déclenché un retour à l’assouplissement d’urgence pour préserver des vies et des moyens de subsistance. Mais c’est la sortie de la pandémie, marquée par un rebond de la demande que l’offre a eu du mal à suivre, qui a causé le plus de tensions. Comme dans les années 1970, l’inflation a pris les marchés financiers par surprise, obligeant les investisseurs procéder très rapidement à des réajustements.

Où en sommes-nous maintenant ?  L’inflation est globalement retombée à un niveau proche des objectifs des banques centrales. Les taux d’intérêt réels positifs faibles sont rétablis. Enfin, la situation ressemble sans doute davantage au fameux équilibre d’école que toute autre période si l’on remonte avant la bulle dot-com.  Cet état de fait devrait généralement être bien accueilli par les investisseurs.

Alors pourquoi le moral des investisseurs n’est-il pas au beau fixe ?  À en juger par les actualités, de nombreuses inquiétudes et angoisses demeurent à l’horizon.

C’est tout à fait normal. Il y a toujours eu un flux ininterrompu de nouvelles capable de distraire et d’accaparer l’attention.  Les prix de l’énergie, la politique douanière, les conflits régionaux, les élections et les budgets gouvernementaux n’ont cessé de défrayer la chronique au cours des vingt dernières années.  Ces facteurs ont tous été considérés comme déterminants et, il faut bien l’admettre, ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas eu d’impact significatif sur les marchés mondiaux qu’ils n’auraient pas pu en avoir dans un contexte différent.

Il ne s’agit pas de demander aux investisseurs d’ignorer le monde qui les entoure.  Toute actualité particulière a le potentiel de se s’envenimer ou de participer à un contexte plus large.  Un coup d’œil sur les manchettes récentes de la presse financière révèle des problèmes liés à la dette publique, à la hausse des rendements obligataires et à la discorde politique qui sont tous susceptibles de provoquer une volatilité fâcheuse.

Pourtant, ce serait une erreur de la part des investisseurs d’être à ce point obsédés par ce qui pourrait arriver qu’ils tombent dans l’inactivité et passent à côté de la meilleure opportunité de création de valeur qui soit : investir dans des entreprises de qualité.

Ces entreprises associent main-d’œuvre, capital et innovation pour apporter une réelle valeur ajoutée non seulement à leurs propriétaires, mais aussi à leur personnel, à leurs fournisseurs et à leurs communautés. Cette création de valeur est une dynamique puissante qui stimule l’amélioration et le progrès économiques. Malgré tous les gros titres des 20 dernières années, nous avons été témoins d’innovations commerciales qui nous ont permis d’améliorer considérablement les soins contre le cancer, de la naissance de l’informatique en cloud connectée qui a démocratisé les connaissances et de l’amélioration de la mobilité grâce aux vélos électriques, aux voitures et aux services de taxi. Nous n’avons plus à faire la queue pour des tickets, à encaisser des chèques, à remettre des pièces dans les parcmètres ou à développer des pellicules. Nous n’avons plus à essayer tant bien que mal de remettre les paroles des chansons dans le boîtier du CD et nous pouvons communiquer facilement avec nos amis et notre famille où et quand nous voulons.

Mais le progrès ne s’arrêtera pas là. Les entreprises d’aujourd’hui travaillent sur des produits et services pour l’avenir : assistants personnels IA, pilules contre l’obésité, énergie moins chère, paiements numériques efficaces et alimentation plus saine. Ce ne sont là que quelques exemples de ce potentiel de valeur ajoutée pour les clients, les communautés et, s’ils font des choix judicieux, les investisseurs. Mais ces derniers n’en profiteront que s’ils rangent leur journal, prennent du recul et font le premier pas.

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